Raph, la cheffe de La Borie
Après des semaines de nouvelles d’apprentis fermiers, un coup d’œil sur Raphaëlle : c’est elle qui donne le tempo à la ferme.
Chers amis de La Borie,
Cette semaine, coup d’œil sur Raphaëlle, la cheffe du restaurant.
Jusqu’à présent, je vous ai beaucoup écrit sur nos déboires d’apprentis fermiers. Je voulais aujourd’hui vous parler de Raphaëlle. Avec nos cultures, toujours saines et naturelles mais souvent expérimentales, et parfois du côté de l’amateurisme, elle fait des plats exceptionnels, léchés et maîtrisés.
Raphaëlle et moi sommes allés à la même école, Ferrandi. Pourtant sa rigueur, sa créativité et sa capacité d’adaptation m’impressionnent chaque jour un peu plus. Que feriez-vous avec 30 kg de melon une semaine, un cochon de 150 kg la suivante, et plus rien que des choux comme légumes au creux de l’hiver ?
Cette semaine, elle a même mis son corps à l’épreuve en goûtant un par un tous les poivrons venus de la ferme, pour s’assurer qu’il n’y avait pas de piments parmi eux. Verdict : aucun n’était un poivron !
À travers son travail, l’expression de la ferme à la table prend encore plus d’ampleur. Maillon essentiel de notre chaîne, c’est elle qui donne le tempo à la ferme : ses retours sur les produits sont la base de nos calendriers de cultures pour les saisons à venir. Tout le modèle de La Borie repose sur la valeur ajoutée à nos produits, pour continuer à faire de la polyculture, des protéines aux fruits et au miel, et couvrir tous nos apports nutritifs sur cette petite ferme de montagne.
Portez-vous bien,
Tanguy, votre fermier et cuisinier